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PROFIL DE G-15
 
G-15 [ Niv: 8; Exp: 1603 ]
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STATISTIQUES
 
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5 Avis sur les jeux
 
SES DERNIERS AVIS
 
Luigi's Mansion
14/20 sitôt arrivé dans ce manoir, luigi est attaqué par des fantômes, puis sauvé par le professeur k.tastroff. ce dernier lui révèle que le manoir n'est qu'un immense piège destiné à s'emparer de mario. luigi se voit alors confier l'ectoblast 3000, un aspirateur d'apparence banale, mais capable de capturer les fantômes. armé de l'ectoblast, d'une lampe-torche et d'un game boy horror, luigi part en tremblotant à l'assaut du manoir. luigi's mansion se présente sous la forme d'un jeu d'aventure-action à la troisième personne. le manoir est composé de nombreuses pièces que luigi doit explorer une à une pour progresser. en effet, la majeure partie du batiment est au départ inaccessible, bloquée par des portes fermées à clef.

les pièces non visitées sont plongées dans l'obscurité, et pour faire revenir la lumière, tous les fantômes doivent être vaincus. pour ce faire, luigi doit les éclairer avec sa lampe-torche, ce qui les étourdit, puis immédiatement commencer à aspirer. cependant, un fantôme éclairé de loin ne sera pas paralysé longtemps, on est donc forcés de les laisser s'approcher dangereusement. luigi se dirige avec le joystick de gauche, et l'aspirateur avec le joystick c, ce qui permet une bonne réactivité dans ces situations. plus tard dans l'aventure, vous obtiendrez des médailles permettant de projeter de la glace, du feu ou de l'eau avec l'ectoblast. ces éléments permettent de résoudre certains puzzles ou de vaincre des fantômes qui y sont vulnérables. de nombreux types de fantômes existent, dans trois grands groupes. tout d'abord, les fantômes standard, simples à éliminer, et très nombreux. puis, les fantômes uniques. ceux-ci se sont échappés des tableaux dans lesquelles le professeur les avait enfermés et se sont répandus un peu partout. pour capturer ces fantômes, vous devrez d'abord trouver le moyen de les rendre vulnérables, chacun d'entre eux est donc un petit puzzle à résoudre. une fois passé à leur capture, plus vous serez rapide, plus vous gagnerez de perles qui augmenteront la qualité des tableaux dans lesquels les fantômes seront à nouveaux enfermés. finalement, quelques boss marquent la fin des différentes parties du jeu.

en parallèle à l'élimination des fantômes et à la recherche de mario, plusieurs activités s'offrent à vous. vous remarquerez rapidement que ce manoir est un vrai coffre à trésors. des millers de pièces d'or, billets, lingots ou pierres précieuses sont cachés dans les meubles, les plantes, les lumières... vous devrez donc fouiller chaque pièce pour récupérer ces richesses. etant donné que chaque blessure subie vous fait perdre un peu d'argent, votre pactole est en quelque sorte le score du jeu. l'autre mission à laquelle vous devrez vous atteller est la capture des boos. en effet, luigi a malencontreusement libéré 50 boos qui sont allés se cacher un peu partout. pour les retrouver, luigi doit utiliser son game boy horror. ce petit outil est très pratique : en plus d'afficher votre butin, il permet de consulter une carte du manoir, de prendre des photos (très utiles, vous verrez) et, à proximité d'un boo, il se met à biper frénétiquement. une fois le boo découvert, vous devrez jouer finement pour vous en emparer, car celui-ci peut traverser les murs pour vous échapper. mais ne désespérez pas, votre labeur sera bien récompensé...

en plus du gameplay simple et varié, le style graphique de luig's mansion est très agréable. les décors sont détaillés, avec de nombreux éléments mobiles. les pièces ainsi que l'ameublement sont variés. les jeux d'ombre et de lumière sont très bien faits (ça reste du niveau d'une gamecube tout de même). malgré un design assez enfantin, les fantômes sont corrects. luigi est très expressif, il tremble et crie à la moindre occasion, sifflote différemment selon la dangerosité de la zone, appelle mario d'une voix remplie d'effroi, etc... le jeu, loin d'être aussi beau qu'un zelda: twilight princess ou qu'un starfox adventures, se laisse tou de même regarder avec plaisir.

malgré un bon gameplay et un aspect visuel acceptable, luigi's mansion n'est pas un si bon titre. la durée de vie du jeu est très faible, environ 10-12 heures en fouillant le manoir de fond en comble, et à peine 6 heures si on l'a déjà fini. on pardonnera à moitié cette faille car un mode difficile est accessible une fois le jeu terminé. il faut aussi noter que malgré quelques originalités, le jeu devient rapidement répétitif et linéaire, on n'est donc pas forcément fâchés d'en arriver au bout. certains boos sont pénibles à capturer, et demandent au joueur de faire de nombreux allers-retours d'une pièce à l'autre. un autre mauvais point : les angles de caméras. en temps normal, la scène est vu en diagonale, mais dans certains cas, la caméra se place à l'horizontale, et on n'a plus aucune notion de profondeur, ce qui pose de gros problèmes dans certains combats.

 
Defcon : Everybody dies
16/20 defcon est un jeu développé par introversion software, un studio connu pour l'originalité de ses produits (uplink, darwinia). defcon est un rts, et vous êtes donc placés dans la peau d'un être immatériel qui dirige les actions sur un champ de bataille. mais il se démarque des grands titres du genre à bien des niveaux. le style minimaliste du jeu est assez déconcertant. du bleu sombre pour les océans, du noir pour les continents, et une ligne blanche pour marquer la séparation entre la terre et la mer. cette absence totale de fioritures est evidemment volontaire. ainsi, vous ne perdez pas de temps sur une carte couverte de détails sans interêts. en ce qui concerne les bâtiments et les unités, ce ne sont que des symboles lumineux, sans la moindre animation exceptéé une traînée en pointillés derrière les unités en mouvement.

l'interface comprend plusieurs parties, que vous pouvez placer où bon vous semble : une fenêtre de discussion, les scores, la vitesse de jeu, un panneau contextuel quand vous passez la souris sur une unité, le niveau defcon, et un ensemble d'icônes. ces dernières vous permettent de mettre en surbrillance un élément particulier, telles que la portée de vos radars ou les populations. elles donnent également accès à un panneau permettant de s'allier aux autres joueurs, ou de faire disparaître les autres éléments de l'interface. defcon ne possède donc pas des graphismes extraordinaires, mais cela convient parfaitement à l'esprit du jeu, et à sa jouabilité.

le gameplay de defcon s'apparente à celui d'othello : "simple à comprendre, difficile à maîtriser". les unités et les bâtiments se répartissent dans les 3 domaines : le sol, l'air et la mer. il est impossible de construire des unités pendant la partie, à une exception près. en mer, 3 unités sont disponibles, à savoir les croiseurs, les porte-avions et les sous-marins. les croiseurs possèdent une énorme puissance de feu contre les autre bateaux, et peuvent abattre les avions. les sous-marins sont indétéctables par la majorité des unités. en tout temps, vous pouvez désactiver cette furtivité, ce qui leur permet d'attaquer les autres unités navales, d'utiliser leur radar, et de tirer des missiles nucléaires. ils sont cependant lents et très fragiles. les porte-avions ont deux rôles. en activant leur sonar, ils peuvent détecter les sous-marins en plongée et les détruire avec des grenades sous-marines. evidemment, ils peuvent transporter des avions et les réapprovisionner.

dans les airs, vous pouvez diriger deux types d'avions. le chasseur est rapide, très puissant contre les autres avions, et peut aussi attaquer les bateaux. en contrepartie, il est fragile et il arrive rapidement à court de carburant. le bombardier est plus lent, plus fragile, et ne peut pas se défendre contre les chasseurs. par contre, il ne fait qu'une bouchée des unités navales, et il peut rester en vol pendant très longtemps. au sol, il n'y a pas d'unités mobiles, uniquement des bâtiments. les radars possèdent une grande portée dans laquelle toutes les unités ennemies apparaissent, excepté les sous-marins. les aéroports sont identiques aux portes-avions, mais peuvent contenir plus d'avions et produisent des chasseurs au cours du temps. finalement, les silos. ceux-ci tirent des missiles à tête chercheuse très efficaces contre les avions et contre les missiles nucléaires. leur rôle principal est cependant de lancer ces mêmes missiles sur vos ennemis.

la grande particularité de defcon est cette gestion de vos armes nucléaires. en début de partie vous en possèdez un grand nombre, de trois sortes : courte, moyenne et longue portée, lancés respectivement à partir des bombardiers, des sous-marins et des silos. ces missiles sont le seul moyen de marquer des points. quand une ville ennemie est touchée, la moitié de sa population disparaît, chaque million de mort vous accordant 2 points et en retirant un à l'adversaire. de nombreuses manières de faire sont possibles. par exemple, un missile lancé par un silo ou un sous marin provoque un avertissement qui indique à l'ennemi l'endroit du lancement, ce qui n'est pas le cas si l'attaque est lancée par un bombardier. il faut aussi savoir qu'un silo ne peut pas lancer de missiles et défendre une zone en même temps. ces choix difficiles apparaissent au cours de la partie. en effet, cinq phases se suivent, de defcon 5 jusqu'à defcon 1. en phases 5 et 4, vous placez vos unités et vos bâtiments. en phase 3 et 2, vos unités navales et aériennes peuvent commencer à attaquer l'ennemi. en phase 1, vous avez le droit d'utiliser vos armes nucléaires.

en dehors du tutorial et des parties contre l'intelligence artificielle, l'ensemble de vos combats se déroulera en ligne. les parties peuvent accueillir jusqu'à six joueurs. différents modes de jeu sont proposés : normal, rapide (15 minutes maximum), bureau (une partie lente de 6 heures, permettant de jouer depuis votre travail), bigworld (deux fois plus d'unités dans un monde deux fois plus grand) et diplomatie (tous les joueurs sont alliés en début de partie, il va falloir jouer de sales tours pour gagner). vous pouvez aussi créer des parties personnalisées selon de nombreux paramètres.

au premier abord, defcon paraît trop simpliste, avec peu d'unités et de batiments. mais au fur et à mesure, on découvre les nombreuses subtilités du gameplay, et le jeu prend toute sa dimension. on se retrouve alors devant un jeu de poker, où les enjeux se comptent en millions de vies. lancer un missile au risque de réveler à l'ennemi sa position ? lancer un chasseur en éclaireur ou attendre pour ne pas provoquer l'adversaire ? vous apprendrez à utiliser des manoeuvres scélérates pour pousser votre ennemi à l'erreur qui leur coûtera quelques dizaines de millions de morts. l'ambiance de cette danse macabre est fantastique. le joueur est assailli d'informations qu'il ne sait pas comment interpréter, le doute s'installe, la confiance disparaît. le style graphique contribue à déshumaniser vos pensées, et vous apprendrez vite à ne plus réagir aux conséquences de vos actes mais seulement à l'annihilation de l'ennemi. de discrets accords d'une musique mélancolique feront leur apparition alors que la mort s'abat du ciel, et vers la fin de la partie, quelques pleurs d'enfants viendront rompre votre concentration.

les graphismes très simples font que n'importe quel pc pourra faire tourner defcon sans problèmes. la musique est presque absente. côté technique, defcon est correct, et aucun problème de stabilité n'est à signaler. le client (60 mo) peut être téléchargé sur le site d'introversion ou par l'intermédiaire de steam. ensuite, vous pourrez l'utiliser en version d'essai, avec de nombreuses restrictions. pour pouvoir accèder à l'ensemble du jeu, vous devrez débourser 15 euros.

 
Grand Theft Auto : San Andreas
19/20 après le très bon gta 3, il y eu l'excellent vice city. dans san andreas, vous n'êtes plus dans la peau de tommy vercetti, et les années 80 appartiennent au passé. désormais, vous vous appelez carl johnson. après quelques années d'exil, vous revenez dans le ghetto noir de los santos, là où vous avez grandi, dans la pauvreté et l'exclusion. pas de mariages mais beaucoup d'enterrements dans ce jeu. pour commencer, c'est votre mère qui a rendu l'âme, et vous venez la mettre en terre. la famille avant tout. pendant votre absence, votre gang, grove street, s'est fait marcher sur les pieds. on peut être déconcerté par le choix que va faire cj à ce moment. au lieu de repartir rapidementet de se faire oublier, notre anti-héros n'hésite pas une seconde à reprendre son ancien style de vie, rempli de violence gratuite et de meurtres qui payent bien. cette imprudence paraît illogique, mais elle permet au final de comprendre qui est vraiment cj. ce n'est pas un sentimental, et pour lui, la fin justifie largement les moyens.

les gta ont toujours catapulté le joueur dans un univers très immersif. vice city proposait un scénario à la scarface, rempli de barons de la coke, de néons et de pop-rock. san andreas possède lui aussi une ambiance fantastique. en vous plaçant dans un contexte très semblable à celui des émeutes de 1992 à los angeles, les développeurs de rockstar ont eu accès à un univers très riche.

en effet, c'est une province entière qui s'offre à vous. los santos est une réplique miniature de l.a, avec ses studios, ses plages et ses ghettos. une fois sorti de la ville, vous pourrez visiter la campagne. des petites bourgades par-ci par-là, des champs, un paysage assez terne qui fait beaucoup penser au nord de la californie. puis vous découvrirez san fierro (miroir de san francisco), avec ses tramways, ses dénivelés, ses snobinards défoncés et son brouillard. vous brûlerez ensuite dans le désert, avec sa copie du barrage hoover et de la zone dont il ne faut pas parler. finalement, vous irez perdre ce qui reste de votre âme à las venturas ! je laisse bender (futurama) vous présenter cette ville en détails : "des tables de blackjack et des putes ! " merci bender. les villes, très vastes, sont remplies de raccourcis et d'endroits que vous reconnaîtrez au premier coup d'oeil. la campagne peut paraître vide au premier abord, mais en l'explorant, vous aurez de nombreuses surprises. on prend un grand plaisir à parcourir l'immense carte (sans le moindre temps de chargement), et même les trajets entre les villes sont agréables, lorsqu'on les effectue à 150 km/h, en sens inverse sur l'autoroute, monté sur une moto "chopper", typiquement west coast.

rockstar a apporté le même soin aux personnages que vous croiserez sur votre chemins. chefs de gangs, taggeurs et machos, mexicains fans de low-riders modifiés, policiers amateurs de doughnuts... c'est un festival de clichés hauts en couleurs : le vieux hippie anarchiste et constamment allumé, le "pimp" et son goût pour tout ce qui brille, la folle dangereuse qui partage son temps entre le sado-masochisme et le braquage de banque... chacun d'entre eux a sa place dans l'histoire, et les dialogues innombrables (et tous parlés, avec des voix toujours bien choisies) sont d'un niveau irréprochable, tantôt hilarants, tantôt tendus... on est complétement immergé dans cet univers sans foi ni loi, grâce à un scénario complexe et plein de rebondissements.

en plus du décor et des acteurs, des milliers de petits détails participent à l'immersion, de la manière très "gangsta" que cj utilse pour tenir son pistolet, jusqu'au blagues cachées sur les plaques d'immatriculation. mention spéciale aux symptômes ressentis par cj quand il détruit au lance-flammes un champ de cannabis, où aux traces de sang sous vos pneux lorsque vous écrasez un piéton. le disque du jeu lui-même est placé à la fin d'un guide de tourisme très bien réalisé. on ne peut qu'admirer le travail effectué sur l'univers du jeu, les créateurs ont pensé à tout. tous ces éléments se marient pour donner une ambiance très particulière au jeu, dans lequel vous apprendrez à ne faire confiance qu'a vous-même, et à votre arsenal.

pour progresser dans le scénario, vous devez accomplir des missions proposées par vos contacts du moment. elles sont très (très très) nombreuses et agréablement variées. vous ferez un peu de tout : voler, tuer, piller, blesser, humilier, brûler, etc. jamais on ne perçoit un manque d'inspiration, bien au contraire. vous serez constamment étonnés par les idées des créateurs du jeu, comme lorsqu'on vous demandera de couler dans le béton un wc de chantier où s'est réfugié un concurrent. savoureux. cependant, il arrive de temps à autre qu'on reste bloqué quelques temps sur une mission trop difficile, comme dans les autres gta. mais ce n'est qu'occasionnel, et on s'amuse encore plus après être venu à bout de ces obstacles. en dehors des missions obligatoires, une quantité hallucinante de tâches secondaires peut être accomplie. courses illégales, conquête des territoires des autres gangs, taggage, achat d'entreprises pour blanchir l'argent sale, et j'en passe. en les complétant toutes, vous serez à la tête d'un véritable empire immobilier, criminel et financier.

vous pourrez aussi améliorer les compétences de cj, ce qui est une nouveauté dans un gta. votre avatar possède plusieurs caractéristiques qui pourront vous faciliter la vie si vous les gérez correctement. la musculation améliorera votre force et l'apnée augmentera votre capacité pulmonaire, et si vous ne faites pas attention à votre alimentation, vous devrez aller perdre vos kilos en trop au gymnase. la précision des armes s'améliorera elle aussi, à mesure que vous les utiliserez, et vous recevrez parfois des bonus intéressants, l'ambidextrie par exemple. ce système n'est jamais contraignant, et ajoute un petit côté rpg, original dans ce genre de jeu. que serait un gta sans une abondance de moyens de transport ? vous pourrez vous amuser au volant de plus de cent véhicules différents, comprenant des voitures, des motos, des vélos, des bateaux, des hélicoptères et même des avions. la conduite, très typée arcade, ne pose aucune difficulté. cependant, chaque véhicule possède ses subtilités, qu'il faudra connaître sous peine de vous retrouver dans des situations très difficiles. ainsi, n'éspèrez pas prendre des virages en épingle avec une limousine, ni semer les policiers au volant d'un vieux tracteur. vous aurez aussi accès à une grande variété d'armes. celles-ci sont classées par type : armes de mêlée, armes de poing, pistolets mitrailleur, fusils d'assaut, etc.. vous pouvez porter une arme de chaque catégorie sur sur vous, ce qui suffira amplement.

alors la messe est dite ? ce jeu est parfait ? et bien non. gta est aussi moche qu'amusant, ce qui n'est pas rien. allons-y. les textures sont au mieux simplistes, voire baveuses, on se demande parfois si je jeu est vraiment en couleurs 32 bit, tellement les dégradés de couleurs agressent nos rétines habituées au filtrage anisotropique et au textures haute définition. les modèles de personnages sont taillés à la hache, ont des parpaings à la place des mains, sont assez mal animés (sauf cj, qui est acceptable), leurs visages n'ont pas la moindre expression, et comparé à la technologie faciale de hl², on se croirait revenu à l'age de pierre. il faudrait bien plus de 300 spartiates pour venir à bout des bugs de collision qui déferlent sur le joueur sans défense (une voiture bloquée dans un garage m'a même obligé à aller chercher une sauvegarde en ligne pour continuer à jouer). les personnages dirigés par l'ordinateur sont d'une bêtise sans nom, et ne savent que tirer dans votre direction, sans jamais éviter vos attaques. la visée à la souris est bien trop précise, et permet d'aligner les headshots au pistolet à plusieurs dizaines de mètres de distance. pfiou.

san andreas est basé sur un moteur graphique ps2 créé au siècle dernier, et ça se voit, même si sur pc, quelques améliorations sont visibles. la laideur des décors permet d'afficher une très grande quantité d'éléments à l'écran, sans le moindre ralentissment. la distance d'affichage impressionnante, lorsqu'elle se marie à de beaux effets de lumière et de vitesse, rend presque jolis vos rodéos en pleine ville. l'anti-aliasing fonctionne bien lui aussi.

un mot pourrait résumer gta:san andreas. démesure. le contenu du jeu est proprement hallucinant, et complèter toutes les missions secondaires vous occupera pendant des semaines. le monde est gigantesque, et vous n'en finirez pas de le parcourir avec grand plaisir. les personnages sont très nombreux, et possèdent tous une personnalité propre, servie par des dialogues intelligement écrits, des doublages sans faille et un souci du détail que l'on ne peut qu'admirer. démesure aussi dans l'aspect inachevé du jeu. les bugs sont légion, peuvent sérieusement vous gâcher le plaisir et les graphismes sont très faiblards dès qu'on regarde l'écran d'un peu près.

 
Far Cry
17/20 far cry, c'est tout d'abord une grande leçon de vie : quand une femme superbe vous aborde, soit vous êtes très chanceux, soit vous mettez le pied dans les emm...bêtements (le pied droit en plus, ça porte malheur). quand cette même femme vous demande de la déposer au large d'une île qui n'apparaît pas sur les cartes, alors que vous venez de commencer une retraite bien méritée, pesez le pour et le contre. jack carver n'a pas suivi ces conseils, et sitôt sa tâche effectuée, un missile a pulvérisé son bateau... une fois arrivé sur le rivage, jack fait encore une fois le mauvais choix : il va suivre les conseils venus d'un interlocuteur inconnu, afin de sauver cette femme dont il ne sait rien. a vous de jouer !

après une cinématique assez médiocre et confuse (comme l'ensemble des cinématiques du jeu d'ailleurs), vous commencez la partie dans un vieux bunker. quelques dizaines de secondes sous terre, le temps de s'habituer au contrôles, et vous débouchez à l'air libre. a ce moment, le joueur lambda va s'arrêter de jouer et commencer à baver... sacrebleu, ce jeu est ma-gni-fi-que ! far cry a beau avoir fêté son troisième anniversaire il ya un mois, il reste un des plus beau jeux du marché, notamment en extérieur. a l'époque, on pensait que son moteur allait être dépassé par ceux de hl² et de doom 3, mais ni l'un ni l'autre n'y sont arrivés complétement. seul stalker, sorti il ya un mois, arrive à rivaliser. moi-même, y ayant joué à sa sortie en 2004, j'ai encore une fois été étonné de la qualité de ces, paysages qui sont encore à ce jour les plus beaux/immenses/lumineux/fouillés sur pc.

et comme un vin de qualité, far cry s'est bonifié avec les années. en effet, pour jouer en 1280*1024 avec des options moyennes-élevées à la sortie du jeu, il fallait un pc de compétition. alors qu'aujourd'hui, on peut se faire plaisir ! et vas-y que je pousse tous les réglages à fond, et le filtrage anisotropique au maximum... rien à faire, une configuration de joueur de 2006-2007 n'aura pas le moindre problème, et même un pc un peu moins puissant offrira des performances tout à fait honorables. et ce n'est pas tout ! au fil des patchs, de nouvelles technologies ont été intégrées. en particulier, le hdr... ce système mérite un paragraphe à lui tout seul : il permet, par un ensemble de calculs affreusement complexes, de proposer des effets d'éclairages superbes. vous aurez droit, entre autres à un soleil éclatant et à des plages éblouissantes, à des déformations causées par des flux d'air chaud, et à des reflets d'humidité sur les parois humides des grottes. grace au hdr, qui convient parfaitement à ses environnements extérieurs (et intérieurs, voir plus loin), far cry a pu rester dans la course graphique. tout petit défaut : seules les cartes graphiques les plus récentes (geforce 8xxx, radeon x19xx) peuvent activer le hdr et l'anti-aliasing en même temps, et ce uniquement dans certains jeux. a vous de voir quel est votre effet préferé.

on peut désormais passer à la partie du jeu se situant après les 10-15 premières secondes d'ébahissement. vous rencontrez rapidement vos premiers ennemis, puis peu après, vous attaquez un camp. la deuxième grande force du jeu réside dans ces affrontements. d'une part, les environnements sont immenses, et parfaits pour se cacher, avec leurs nombreux arbres, buissons, collines, rivières, etc... d'autre part, vos ennemis sont loin d'êtres stupides. si vous êtes à découvert, ils vous repéreront de très loin. si vous ne bougez jamais de votre cachette, ils se serviront du bruit de vos tirs pour vous trouvez. ils ne possèdent pas de tactiques aussi poussées que les mercenaires de f.e.a.r, mais étant donnée la très grande taille des environnements, c'est acceptable. les fusillades sont dynamiques, tendues, nerveuses, les corps volent allégrement au gré de splendides explosions, les mercenaires sont très bien modélises et animés de manière convaincante.

pour faire face, vous aurez à votre disposition un large arsenal : machette, pistolet jungle falcon (clin d'oeil aux desert eagle), m4, mp5, p90, oicw, jackhammer, snipe, lance-roquettes, etc. vous ne pourrez cependant porter que quatres armes à la fois. vous conduirez de temps à autre des jeeps, des bateaux et même un deltaplane. mais au volant d'un véhicule, malgré une grosse puissance de feu, vous serez très vulnérable.

plusieurs tactiques s'offrent à vous :
- a la rambo, vous débarquez au milieu du camp, en attirant vos cibles près des réservoirs d'essence (vous savez, celle qui explose plus fort que du tnt) et en courant dans tous les sens pour éviter la gatling de l'hélico qui viendra en renfort si un garde déclenche l'alarme. pas de panique, il y a un humain derrière la gatling, respirez, visez, tirez, plus de problème.
- a la predator, vous vous approchez en rampant et un caillou jeté dans un buisson fera venir un mercenaire intrigué par le bruit. un bon coup de machette ou une balle dans la tête (gardez une mp5 sur vous, elles ont un silencieux) et on n'en parle plus.
- a la stalingrad, vous trouvez un point en hauteur, et placez méthodiquement une balle dans chaque tête ayant eu la bêtise de se montrer. cependant, n'oubliez pas que vos balles sont traçantes, et que le fusil de snipe fait un boucan d'enfer. j'ai eu la mauvaise surprise de me faire surprendre par un petit malin qui a fait un kilomètre à pied dans la jungle pour m'abattre d'une rafale dans le dos...
- ou un mélange de toutes ces possibilités, selon la situation et votre humeur. mais attention, ne vous habituez pas à ces proies relativement faciles...

eh oui, on ne vous laissera pas longtemps vous défouler. c'est la deuxième grande leçon de far cry : quand on crée la vie, on finit par faire une grosse connerie. les scientifiques de jurassic park ont recréé les dinosaures. dieu a crée l'homme. et le docteur moreau du coin ne fera pas exception. surtout quand il s'agit de garder sous contrôle les trigènes, des super-soldats génétiquement modifiés... vous, qui abbatiez cruellement des pauvres types ne faisant que leur boulot, vous allez passer du rôle de chasseur à celui de proie.

désormais, les vacances sont terminées. finies, les exécutions méthodiques à 500 mètres de distance, les couloirs tortueux d'un complexe scientifique doomesque sont votre nouvelle maison. la réflexion est remplacée par les réflexes, et le sniper par un shotgun à répétition. encore une fois, les graphismes de far cry accomplissent parfaitement leur rôle, en proposant des intérieurs d'une grande qualité, avec de très belles textures, et des éclairages superbes, ce qui ajoute à la tension qui ne vous quittera plus. bienvenue dans le royaume des trigènes, vos nouveaux compagnons de jeu. ces adorables machines à tuer, extrêmement résistantes, peuvent faire des sauts hallucinants, se rendre invisibles, se déplacer sans le moindre bruit, tirer des missiles avec leurs bras, etc...

lorsque vous retournerez à l'air libre, vous retrouverez les mercenaires, qui ne seront pas en reste, loin de là : armures pare-balles à toute épreuve(comptez au moins 3 tirs de sniper en pleine poitrine), armes de haute technologie, mitrailleuses lourdes bien protégées, renforts par hélicoptère et par avion, et ainsi de suite. puis arriveront les niveaux où les deux camps seront présents, faites-vous discrets... etant donné que la partie facile ne représente que 10 à 15% du jeu, la durée de vie est assez impressionnante, mais elle est surtout due à la surpuissance de vos ennemis, et au système de sauvegarde bancal : pas de sauvegarde rapide, vous n'aurez droit qu'à des checkpoints parfois trop éloignés les un des autres. les joueurs aguerris vont se régaler de ce challenge, les autres vont devoir s'accrocher, et recommencer de nombreuses fois les mêmes passages, surtout dans certaines missions se déroulant sur des cartes gigantesques. cette difficulté est donc à double tranchant.

le multijoueur n'est pas un point fort du jeu, on sent bien que les développeurs se sont concentrés sur la campagne solo. vous aurez droit aux classiques deathmatch et ctf, ainsi qu'à un mode assaut, où diverses classes de personnage devront s'entraider pour vaincre l'équipe adverse.. il existe de nombreux mods solo et multijoueur, créés à l'aide de l'éditeur inclus avec le jeu. sur un plan purement technique, far cry est impeccable : débuggé, optimisé et stable. en ce qui concerne le son, il y a assez peu de musiques, mais les bruitages sont excellents, surtout ceux des armes. un bon casque ou un bon système avec caisson de basse permettront d'en profiter. actuellement, vous pouvez trouver ce jeu à une quinzaine d'euros sur les grands sites de vente.

 
Freedom Fighters
15/20 comme vous l'aurez compris, le jeu se déroule dans une histoire parallèle : l'u.r.s.s ne s'est pas effondrée au début des années 90, et après l'europe, l'asie et l'amérique du sud, c'est au tour des etats-unis d'avoir droit aux tickets de rationnements et aux camps de "rééducation politique". maintenant, vous vous demandez probablement pourquoi je vous ai conté l'histoire de ce pauvre troy. eh bien, vous vous appelez christopher stone, et vous êtes son frère. ca change tout. 5 secondes après la fin de l'introduction : premier ennemi tué (merci clé à molette). 30 secondes : premier groupe éliminé (merci baril d'essence). 45 secondes : premier blessé soigné (merci trousse de soin). une petite demi-heure plus tard, vous attaquez le commissariat du quartier, et libérez une jeune femme des méchants envahisseurs.

vous avez sauvé isabella angelina (quel nom ridic... charmant). elle est jeune, jolie, et elle dirige la résistance new-yorkaise. vous ne pouvez plus faire demi-tour. votre mission ? armé d'un pistolet, vous devez reconquérir la ville de new york. allez, au boulot !

freedom fighters est un jeu de shoot à la troisième personne, qui met beaucoup l'accent sur le combat en groupe (j'y reviendrai plus loin). vous pouvez courir, sauter, tirer en courant ou en marchant (plus lent et plus précis), vous baisser. côté inventaire, vous pouvez transporter une arme lourde et une arme légère, des cocktailes molotov, des grenades, des trousses de soin, une clé à molette, des explosifs et des jumelles. pour sélectionner un objet, appuyez sur la touche inventaire, placez la souris sur votre choix, lâchez la touche, et voilà. l'interface est minimale, voire minimaliste : une barre de vie, une barre de charisme (voir plus loin), une icône par camarade recruté, une icône pour l'objet équipé (avec les munitions dans le cas d'une arme). quand il le faut, une barre de progression pendant l'exécution d'une tâche ou une jauge de force pour lancer vos grenades ou cocktails plus ou moins loin. comme vous le voyez, on ne s'encombre pas d'une maniabilité compliquée, mais cela n'est pas un handicap, bien au contraire.

chaque chapitre du jeu se déroule dans un quartier, ce dernier étant divisé en zones. pour compléter un chapitre, vous devez dresser le drapeau américain sur le bâtiment principal de chaque zone (bureau de poste, caserne de pompier, commissariant, etc...). les bouches d'égouts vous permettront de voyager entre ces zones, mais aussi de sauvegarder votre progression ou de retourner au qg des rebelles (pour vous approvisionner en munition et en kits de soins). mais les soviets, eux, circulent librement dans le quartier. un exemple : le quartier du cinéma sera lourdement protégé par des hélicoptères, sauf si vous êtes allés faire sauter l'héliport dans le quartier d'à côté. mais l'héliport est trop éclairé pour pouvoir passer discrètement, il faut d'abord aller détruire la centrale éléctrique pour couper la lumière, et ainsi de suite... on vous demande donc de réfléchir (mais pas trop, on reste dans un jeu d'action quand même) pour accomplir les objectifs dans le meilleur ordre possible. en remplissant ces tâches, vous gagnez des points de charisme, et ces points vous donnent accès à la plus grande force de freedom fighters : vous avez désormais à vos côtés d'autres résistants.

la majeure partie du gameplay est basée sur le contrôle de vos camarades. cent points de charisme augmentent votre niveau, et permettent le recrutement d'un mercenaire supplémentaire (12 au maximum). et vous aurez bien besoin de leur aide, parce que depuis stalingrad, les soviétiques ont compris que la supériorité numérique est un atout majeur. préparez-vous donc à abattre du troufion à tour de bras. heureusement, contrôler ces compagnons est d'une facilité déconcertante : une touche pour donner un ordre d'attaque, une autre pour ordonner de protéger une position, et une dernière pour le rassemblement de vos troupes. quand un ordre est donné à un soldat, l'ordre suivant est donné au soldat suivant, et ainsi de suite. les niveaux sont bien adaptés à ce style de jeu, et sont parsemés de caisses, voitures, piliers, coins et recoins pour que vous y placiez vos hommes à couvert. vous pouvez foncer au milieu de la mélée, ou vous abriter à l'arrière ou en hauteur pour mieux gérer leurs actions, à vous de choisir.

etant donné que ce jeu a été développé pour les consoles puis porté sur pc il y a 3 ans et demi, il tournera sans problème sur toutes les configurations ayant un minimum de puissance. pour vous donner une idée, c'est une version modifiée du moteur de hitman 2 qui est utilisée. mais le jeu n'est pas laid ou archaique pour autant, loin de là. le style légèrement "cartoon" du jeu lui a permis de bien vieillir graphiquement, les animations sont fluides et variées, surtout lors des explosions, qui vous permettront d'admirer le moteur physique utilisé pour les cadavres. côté intelligence artificielle, rien à redire, les compagnons répondent au doigt et à l'oeil, se mettent à couvert comme il faut, tirent assez bien, etc... les ennemis sont un peu moins efficaces, mais plus nombreux et mieux armés, et savent vous prendre à revers. au cas où vous trouveriez les choses trop faciles, quatres niveaux de difficulté s'offrent à vous.
l'ambiance sonore est elle aussi de très bonne facture. les bruitages sont de qualité, les voix assez réussies, et surtout, les thèmes musiquaux sont excellents. composés par jesper kyd, ils marient chants grégoriens, musiques militaire et électroniques. en plus, ils s'adaptent parfaitement aux situations et à votre progression dans le jeu. je vous garantis que les assauts lancés contre les places fortes de l'ennemi, au milieu des hurlements, des explosions et des tirs, deviennent vraiment épiques quand les choeurs de l'armée rouge poussent la chansonnette. le jeu est parfaitement stable et optimisé, pas d'écran bleu, ni de retour au bureau, ni de sauvegardes corrompues, etc...
en résumé, on ne s'ennuie pas dans freedom fighters. il y a souvent plusieurs dizaines de personnages à l'écran, ça tire, ça gueule et ça explose de tous les côtés, et il faut souvent traverser le champ de bataille pour aller soigner un de vos camarades blessés, ou pour trouver un autre abri. les combats sont très dynamiques, et on enchaîne les missions à toute vitesse. et c'est là que le bât blesse.

et non, ce jeu n'a pas que des qualités. tout d'abord, la durée de vie. si vous prenez la peine de compléter tous les objectifs et de jouer dans un niveau de difficulté suffisant, comptez de 10 à 12 heures. si vous foncez tête baissée en utilisant trousse de soins sur trousse de soins, ne vous attendez pas à plus de 7-8 heures de jeu. de plus, la rejouablité est pratiquement nulle. lors de votre première partie, vous passerez un certain temps à vous demander comment être le plus efficace possible en ce qui concerne les objectifs. mais au final, il n'y a qu'une bonne manière de faire, sauf si vous voulez vous priver de compagnons supplémentaires, et ainsi augmenter la difficulté du jeu. les décors sont à 95% figés. a part les bidons explosifs et les voitures (note à moi-même : ne pas se mettre à couvert derrière une voiture, elles explosent fort...), rien de mobile ou de destructible. pour finir, le plus gros défaut : pas de multijoueur sur pc ! quel dommage, finir la campagne avec une dizaine d'autre joueurs aurait pu être fantastique, tout autant qu'un deathmatch ou ctf où chaque joueur aurait dirigé quelques pnj.
on pourra aussi être agacé par la millionième répétition vidéo-ludique du scénario "le gentil américain qui combat pour la liberté et contre les méchantes hordes barbares communistes qui vont perdre parce que c'est comme ça". mais bon, pour une fois que l'on n'a pas affaire à un jeu sur la seconde guerre mondiale... autre petit problème, mais qui ne vient pas vraiment du jeu, c'est son prix sur les grands sites de vente en ligne. il n'a pas baissé de prix depuis fin 2004 ! essayez-le plutôt sur console, son prix y est bien plus raisonnable (disponible sur ps2, gamecube et xbox).

 

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